(ejtsd: Nikoikmüsz)
A jazz és a populáris zene határán mozgó Nicoicmus 2006 októberében indult el Budapesten, Nicolas Bürki párizsi szerzeményeinek átdolgozásával és Esterházy Miklóssal kötött barátsággal. A zenéjükre jellemző dinamizmus és improvizáció a reggae, a funk, a francia és komolyzenei hagyományokból is merít, létrehozva sajátos fúziójukat.
Dalszövegek:
EN SON CŒUR CONFONDU
Il ne tiendrait donc pas d’engagement ni d’alliance ?
Fleurs et pleurs de soucis cumulés n’ont bâti qu’apparence.
Le mal était celui qui courait tout au fond de lui
Il en suivait les pas sans raison, à sa merci
Tellement son cœur était las, blessé, sur la faille
A rêver d’ailleurs et fomenter des représailles :
« Je dépasserai cet homme ou je trépasserai
Il en va de mon destin, il marchera à mes pieds ! »
Se méfiant de son proche, obsédé par ses menaces,
Telle une lame en son fourreau, ses paupières se fermaient
Et déclarant la guerre aux chimères de sa race
La lutte faisait rage dans ses jungles éludées.
Seigneur, qui es-tu ? Christ, où nais-tu ?
Où vais-je Allah, moi sombre héros las !
Mille fois il tua, tout gorgé de vengeance
Mais jamais ne pouvait sortir vainqueur en tant que roi
Car le poids de sa haine était lourd d’une engeance
Qui naquit en son corps abreuvé par l’effroi
Seigneur, où es-tu ? Christ, où nais-tu ?
Où vais-je Allah, moi sombre héros las.
Ainsi les mois, les années, la vie passe meurtrie
Où l’on ne sait obéir à rien d’autre que le mépris
Venger l’opprobre subi, maudire et se croire fort
Et repousser toujours plus loin ce que l’on croit être un sort
S’il parvient à tenir l’engagement d’une alliance
Il aura donc vaincu cette armure de l’errance
Et s’il sait vivre sans s’assoiffer, sans se venger
Arrivera-t-il, aux bourreaux de l’enfance, à pardonner?
Et le sort, que Diable ! ne repose pas en nos mains
En elles se tient l’effort d’agir et voir le chemin
Ne joue pas au martyr, ne joue pas plus à l’assassin
Apprends à écouter ton cœur qui ne veux que ton bien
Seigneur, où es-tu ? Christ, où nais-tu ?
Où vais-je Allah, moi sombre héros las…
TSOUIN-TSOUIN
Accroche-toi lorsque tu es accroc
Aux appâts comme un poisson dans l’eau
On finit toujours par se piquer
L’apparat a caché l’hameçon
Gare à toi, tu dois veiller ton grain
Qui déjà qualifiera ton pain
Ne médis jamais sur ton prochain
Il est pour ta pâte le levain
…mais peut-être bien qu’on a besoin
de s’imaginer plus malin
de ne pas penser à demain
et de se marrer sur du tsouin-tsouin
tu es prêt toujours à dégainer
des coups bas et des mots découpants
arrondis tes angles et tu verras
la fortune sera ton B.A, BA
…mais peut-être bien qu’on a besoin
de s’imaginer plus malin
de ne pas penser à demain
de sa marrer sur du tsouin-tsouin.
GOÛT DE SEL
C’est fini, c’est fini, oh c’est fini !
Je suis allé jusqu’au bout de cette vieille peau
Je laisse, quitte, abandonne, je mue.
Ultime instant à observer encore mes lambeaux
Puis dépose sans regarder en avançant mes oripeaux.
Avoir senti et porté si près la honte comme un manteau,
Il est grand temps de jeter bien à terre ce fardeau.
Je croque un grain de sel et m’abreuve à la source
Goûte la nudité comme un enfant ingénu
Je pense que j’aime, je pense que je vous aime (bis).
Ma chanson traverse un sentier vierge
Où l’on ne voit trace de végétation foulée.
J’ai tant égaré mes regards dans des impasses habitées
Que moi et l’enfant réjouis nous débattons dans ce jardin
Envoûtant et sauvage, ramassant du bois sec
Et nous couchons sur du feuillage.
Là est mon trésor et je n’y entre qu’en chantant
Des louanges, des hymnes à l’amour (bis)
Pour garder en éveil, tout en douceur l’enfant qui est
L’enfant, je suis, et nous voici deux pour de plus grands cieux…infinis.
JEUNE FOYER
Les sentiments s’escargottent, se limassent
On s’aime et peine, flirte avec l’amour
Rêve à l’aube, éplorés avant l’aurore
Il se pourrait bien que le couple nous réserve des surprises
D’un souci propre à chacun on impose à l’autre de porter deux supplices
Se peut-il apprendre plus tôt à tailler nos griffes d’inconscience initiale ?
Mais sinon…
Les jours coulent, la vie s’organise
Laisse derrière une mue lente d’abandon
Il fallait bien que jeûne se passe
Il fallait bien que jeunesse passe…
Nos émotions nous ligotent, nous pèsent
Etouffe et souffre l’effroi du désamour
Rêve à d’autres, un idéal nous emporte
Quel est donc ce doux
Quel est donc ce fou
Quel est donc ce mouvement de vent
Les yeux rivés au levant, regardant le soleil !
Les jours coulent
La vie s’organise
Voient devant l’étrange mystère de l’art
Les mots ouvrent la voie de l’offensive
Les notes et les couleurs révèlent les instants
Quel est donc ce doux…
Il fallait bien qu’on ne se lasse
Il fallait bien que l’on se dépasse !
Je vous aime ma famille, mes amours, mon âme heureuse
Alors, est-ce l’amour ?
